Information  patients : Vessie

Cancer de vessie

Le signe le plus évocateur du cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines ou hématurie, qui peut toutefois être présente dans d’autres maladies. Le bilan comprend toujours la réalisation d'une fibroscopie vésicale pour confirmer le diagnostic.

Votre urologue recherchera les facteurs favorisants : tabagisme, exposition professionnelle, 

Pour confirmer le diagnostic, une résection endo urétrale de vessie est nécessaire : celle ci constitue la première étape et seule étape du traitement pour les tumeurs superficielles à faible risque de récidive. 

En fonction de l'examen anatomopathologique (grade d'agressivité et infiltration de la tumeur), l'urologue peut vous proposer une simple surveillance, une résection de vessie de "second look", ou des instillations de BCG ou d'améticyne pour diminuer le risque de récidive. 

 

 

 

 

Si la tumeur infiltre le muscle de la vessie, le traitement chirurgical consiste à retirer la vessie. Cette intervention peut être encadrée de séances de chimiothérapie. 

Différents type de remplacements peuvent être proposés : dérivation cutanée non continente type Bricker, remplacement vésical.

Incontinence urinaire et syndrome d'hyperactivité vésicale

Deux principaux types d’incontinence sont à différencier : l’incontinence urinaire d’effort (survenant lorsde efforts de pression abdominale) et l’incontinence urinaire par urgenturie (survenant au décours immédiat d’une envie soudaine, brutale et irrépressible d’uriner). Ces deux types d’incontinence ont des origines différentes et un traitement différent. Ils peuvent cependant co-exister chez une même patiente: on parle alors d’incontinence urinaire mixte.

Incontinence urinaire d'effort

Elle survient soit par faiblesse du système de soutien périnéal (responsable d’une hyper mobilité de l’urètre lors des efforts), soit en raison d’une faiblesse sphinctérienne. Les deux mécanismes peuvent être associés. En fonction du mécanosme, de vos antécédents, différents traitements peuvent être proposés :

- L’implantation d’une bandelette sous-uréthrale synthétique par voie rétropubienne ou transobturatrice, proposée dans les cas d’incontinence urinaire d’effort avec hypermobilité urétrale

- Les injections péri-uréthrales d’agents de comblement, l’implantation de ballonnets latéro-urétraux ou l’implantation d’un sphincter artificiel

Incontinence urinaire par urgenturies

l’incontinence urinaire par urgenturie est caractérisée par des fuites survenant au décours immédiat d’une urgenturie (envie soudaine, brutale et irrépressible d’uriner). Le symptôme d’urgenturie caractérise l’hyperactivité vésicale. Le plus souvent, il est accompagné d’autres symptômes: une pollakiurie (fréquence urinaire trop élevée) et une nycturie (réveils nocturnes par le besoin d’uriner).

Un calendrier mictionnel (consistant à noter les horaires des mictions ainsi que leur volume) est nécessaire pour évaluer la fréquence mictionnelle, les symptômes, la présence d’une nycturie et la diurèse globale. Le retentissement sur la vie quotidienne est également évalué.

Des examens complémentaires sont parfois nécessaires pour rechercher des facteurs irritatifs (tumeur de la vessie, corps étranger, calculs intra vésicaux) par analyse cytobactériologique des urines, échographie, cystoscopie et cytologie urinaire. Un examen urodynamique pourra être proposé, le plus souvent avant un traitement invasif.

 

Comment prendre en charge ce type d’incontinence?

Si une cause est identifiée (lésion vésicale par exemple), celle-ci doit être traitée. Dans le cas contraire, le traitement sera symptomatique avec en première intentiondes mesures hygiéno-diététiques, une rééducation (le traitement comportemental vise à rééduquer le cerveau par un entrainement approprié de la vessie) ou un traitement médicamenteux (anticholinergiques ou beta 3 adrenergiques, traitement trophique local)

En cas d'échec  ou en cas de contre indication au traitement médicamenteux, l'urologue pourra vous proposer :

- La stimulation du nerf tibial (TENS) est une technique non invasive, consistant en des séances régulières, à domicile, de stimulation du nerf tibial postérieur pour influencer le fonctionnement vésical. Les séances durent entre 20 et 30 minutes, sont réalisées grâce à un petit appareil portable simple d’utilisation.

-L’injection de toxine botulique dans la paroi vésicale par voie naturelle. Cette technique permet de diminuer les contractions du muscle vésical et de diminuer la sensibilité de la vessie. Les complications possibles sont un blocage de la vessie et des infections urinaires. Si cette thérapeutique est efficace, elle doit être renouvelée tous les 6 à 12 mois car la toxine se désagrège dans le corps.

- La neuromodulation des racines sacrées est une techniquepossible. Il s'agit de la pose d'un stimulateur implanté sur les racines nerveuses sacrées S3 (pacemaker vésical). L'implantation ne se fera qu'après réalisation d'un test thérapeutique (électrode temporaire implanté dans les racines nerveuse et reliée a un boitier de stimulation externe). Les complications possibles sont l’infection liée au matériel étranger, et de douleurs liées à la pose du boitier sous la peau.

 

Prolapsus génital

Les organes présents dans le petit bassin féminin sont maintenus grâce à un ensemble de muscles et de ligaments qui constituent le plancher pelvien. Celui-ci joue le rôle de hamac sur lequel reposent la vessie, l’utérus et le rectum. On parle de prolapsus, anomalie appelée communément « descente d'organes », lorsque ces organes ne sont plus soutenus et font saillie à des degrés divers dans le vagin ou même au-delà de la vulve si le prolapsus est extériorisé.

Nous réalisons les promontofixations par coelioscopie 3D.