Information patients : reins et uretères

Lithiase

La lithiase rénale ou maladie lithiasique touche 10% de la population, avec un risque de récidive de 60 à 70% à cinq ans ; les calculs sont de nature oxalo-calcique dans 80% des cas.

Ces calculs peuvent rester bloqués lors de leur migration à différents endroits en fonction de leur taille, et empêcher le passage des urines.

La pression des urines augmente alors dans le rein et produit des douleurs : la colique néphrétique.

La formation des calculs survient par cristallisation des urines dans les reins. Ces petites pierres peuvent parfois être responsables de saignement (urines rouges). Ils peuvent également favoriser le développement d’une infection urinaire.

 

Lithiase de l'uretère

En cas de calcul de l’uretère non éliminé spontanément il est nécessaire de proposer une urétéroscopie rigide : celui ci sera introduit par les voies naturelles et progressera dans l’uretère jusqu’au calcul. Celui-ci sera soit attrapé à l’aide d’une sonde « panier » (sonde de Dormia), soit fragmenté avec un laser. Plus le calcul est haut situé plus la progression est difficile nécessitant alors une deuxième intervention après avoir préparé l’uretère par la mise en place d’une sonde dite JJ.

Cette intervention est proposée :

  • si la taille du calcul est supérieure à 6 mm,

  • en cas de douleurs importantes,

  • si le calcul ne progresse pas

  • en cas d’infection ou de rein unique

Lithiase vésicale

Celle ci peuvent être traitée rapidement grâce à notre fibre laser. Il faut en même temps ou dans un deuxième temps en traiter la cause puisqu'il s'agit d'un signe de mauvaise vidange vésicale.

Lithiase rénale

Il existe plusieurs traitements qui peuvent vous être proposés par votre urologue : L’indication de chaque technique dépend de la taille, de la situation, de la nature du calcul et des caractéristiques propres du patient. Votre urologue vous a expliqué les avantages et inconvénients de chaque technique.

Tumeur du rein

L'intervention consiste à retirer une partie ou la totalité du rein atteint par la tumeur, c'est ce qu'on appelle une néphrectomie. En fonction de la taille, de la localisation et du stade de la tumeur, le chirurgien réalise :

  • Soit une néphrectomie élargie ; le rein atteint est entièrement retiré avec la graisse qui l'entoure ;

  • Soit une néphrectomie partielle ; seule la tumeur est enlevée et le reste du rein est conservé. Cette intervention est aussi appelée tumorectomie ou chirurgie conservatrice. C'est le traitement de référence des tumeurs de petite taille (en général moins de 4 centimètres). Elle peut être proposée dans d'autres situations.

Le choix de l'une ou de l'autre de ces interventions tient également compte de l'état de fonctionnement du second rein.

Tumeur du haut appareil

Les tumeurs urothéliales peuvent toucher l'uretère ou les cavités du rein.

En fonction du type de tumeur, de vos antécédents, de la fonction rénale, une chirurgie conservatrice ou radical peut vous être proposé. Le geste chirurgical de référence est la nephro-ureterectomie, c'est à dire une ablation du rein et de l'uretère jusqu'a la vessie. Elle peut être faite par voir coelioscopique ou ouverte.

Syndrome de jonction pyelo-ureterale

La dilatation des cavités du rein (hydronéphrose)  peut être due à un syndrome de la jonction, rétrécissement entre le bassinet et l'uretère et créer une hydronéphrose.

Le traitement se fait soit par chirurgie classique soit par coelioscopie soit plus rarement par voie endoscopique.