La récupération améliorée après chirurgie (RAAC)

Il s’agit d’une prise en charge globale du patient favorisant le rétablissement précoce de ses capacités après la chirurgie.

Cette approche a été initialement développée à partir de 1990 par une équipe danoise.

Cette prise en charge a été développée à LA PARISIERE et nécessite des attentions particulières des personnels soignants : médecins anesthésistes, chirurgiens, infirmières et aides soignantes.

Les spécialités chirurgicales d’urologie, chirurgie digestive et orthopédie pratiquent la RAAC tous les jours.

 

Les points Clés en sont :

  • informations du patient et formation à la démarche

  • anticipation de l’organisation des soins et de la sortie du patient

  • réduction des conséquences du stress chirurgical

  • contrôle de la douleur dans toutes les situations

  • favoriser et stimuler l’autonomie du patient

 

Au bloc opératoire :

La RAAC implique une approche particulière en salle de bloc opératoire et en salle de réveil avec :

  • choix des molécules d’anesthésie pour éviter les troubles cognitifs et réduire le risque d’iléus post opératoire (épargne morphinique)

  • utilisation de couvertures chauffantes pour lutter contre l’hypothermie péri-opératoire.

  • traitement antalgique en salle de bloc opératoire puis en salle de réveil (éviter les morphiniques et contrôler la douleur)

  • pose d’attelles compressives et réfrigérées en chirurgie orthopédique.

 

En service:

Dès le retour du patient en chambre, l’équipe soignante est très attentive à :

  • lutter contre l’hypothermie (couverture)

  • dès que possible remise en place des prothèses auditives, lunettes …

  • dès que autorisation médicale, mise au fauteuil, réalimentation, ablation des appareils de drainage des sites opératoires… autorisation à déambuler dans les couloirs…

  • soins de kinésithérapie avec reprise rapide de la marche faisant réduire la durée d’iléus et faisant chuter le risque thrombo-embolique.

 

La RAAC permet au patient de retrouver rapidement une autonomie. Le séjour en est plus court et les suites opératoires en sont plus simples. Le patient est acteur de ses soins et participe activement à son rétablissement.