Dépistage du cancer de prostate

 

En France, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme de plus de 55 ans, après le cancer du côlon. Il peut être diagnostiqué à un stade développement précoce grâce aux campagnes de dépistage et au dosage de PSA. Certains cancers de la prostate évoluent lentement alors que d’autres s’aggravent rapidement. En fonction de son stade, différentes options thérapeutiques sont disponibles : surveillance, traitement focal tel que l'HIFU, traitement hormonal, radiothérapie ou chirurgie.

Le dépistage comprend :

Le toucher rectal :

Cet examen de la prostate, inconfortable mais indolore, permet au médecin de vérifier le volume, la consistance et la texture sur une partie de la prostate. Un toucher rectal normal n’exclut pas un cancer car cet examen ne permet de détecter que des tumeurs palpables. 

 

Le dosage du PSA :

Le PSA (antigène prostatique spécifique) est une protéine produite par la prostate et présente normalement en petite quantité dans le sang. 

  • Si votre taux de PSA est élevé, cela peut être lié à la présence d’un cancer de la prostate et donc permettre de le détecter à un stade précoce, avant l'apparition d’éventuels symptômes. Cependant, un dosage élevé ne signifie pas toujours que vous avez un cancer. En effet, d’autres maladies (hypertrophie de la prostate, prostatite ou infection urinaire) peuvent aussi augmenter le taux de PSA dans le sang. Face à une augmentation du PSA, des examens complémentaires (dont des biopsies) seront le plus souvent prescrits pour vérifier la présence d’un cancer.

  • Un taux de PSA faible signifie, dans 90% des cas, qu'il n'y a pas de cancer de la prostate. Toutefois, il peut arriver qu'un taux de PSA soit faible, alors qu’un cancer est présent (10% des cas). 

 

 

 

Biopsies prostatiques en fusion d’image.

Les biopsies de prostate par voie endorectale sous contrôle échographique restent actuellement le seul moyen de faire le diagnostic d’un cancer de prostate.

En cas de prostate dure au toucher rectal et de PSA élevé, le taux de positivité est de 50%. Si seul le PSA est anormal le taux tombe à 25% car l’échographie voit mal le cancer.

L’arrivée de l’IRM prostatique change la donne en repérant des cibles décrites selon la classification PIRAD. Une cible PIRAD 4 et PIRAD 5 a respectivement 37% et 100% de chance d’être positive à la biopsie. La réalisation de biopsie sous IRM n’est toutefois pas possible en pratique courante.

L’intelligence artificielle a donc été sollicitée pour fusionner l’image IRM contenant des cibles à l’image échographique utilisée pour  réaliser les biopsies permettant ainsi des biopsies ciblées en sus des 12 biopsies standardisées pratiquées auparavant.

L’utilisation de cette technologie intégrée dans le nouvel échographe Canon AplioA acquis par la Parisière va donc nous permettre de limiter le nombre de biopsies négatives avec selon les équipes un taux de positivité qui devrait monter de 25 à 40 %, tout stade confondu.

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